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Valérie Vaubourg, Lasécu - Espace d'art contemporain à Lille
Exposition À venir

Valérie Vaubourg

28 mai > 17 juil 21
Vernissage le vendredi 28 mai 2021 à partir de 18h30, si les conditions sanitaires le permettent.
Valérie VaubourgValérie VaubourgValérie VaubourgValérie Vaubourg
La stratégie de Valérie Vaubourg repose précisément sur ce premier abord, sur cette manière qu’a l’observateur contemporain de ne plus voir ce qui se montre à lui, de ne plus même être tenté de regarder, persuadé qu’il est de déjà savoir de quoi il s’agit ou, pour le moins, de l’avoir déjà vu.
Mais il ferait bien ici de regarder le doigt plutôt que la lune. L’artiste l’y invite. Bientôt un infime détail entr’aperçu attire en effet l’attention. On s’approche et l’on constate soudain que la blancheur immaculée de ce crâne de lapin (Omnia vanitas) n’est pas celle de l’os dénudé mais celle de la dentelle finement sculptée. Que le motif se répétant à l’infini sur cette étonnante toile de Jouy (La vie en rose), lequel reproduit sous la forme d’une frise tout aussi faussement décorative qu’assurément morbide une série de scènes de violences policières, n’est pas de ceux dont, enfant, nous nous amusions à déterminer la séquence. Que ce camouflage (Pour vivre heureux, restons cachés) n’est pas conçu pour dissimuler des forces armées mais créé à partir de l’image de soldats tombés au combat...
Feignant d’oublier que les images qu’elle utilise (photographies de presse, motifs décoratifs, pattern de Marimeko, etc.) sont toutes re-dessinées par ses soins ou encore que certaines de ses installations nécessitent un véritable travail d’orfèvre (ses vanités sont réalisées en dentelle collée et rigidifiée par procédé chimique, ses enseignes lumineuses sont des entrelacs délicats de lampes LED, ses papiers troués font appel au savoir-faire du tatoueur...), Valérie Vaubourg aime à définir son travail comme simple association de représentations préexistantes, d’images communes. Quelles que soient ses modalités matérielles (sérigraphie,
pochoir, sculpture, etc.), le dispositif mis en place a en effet toujours pour vocation de révéler la nature de l’existant en confrontant entre eux différents registres du réel (...) Valérie Vaubourg travaille non pas tant les images elles-mêmes que la manière dont elles sont perçues. L’artiste multiplie les artifices (jeu sur le seuil de lisibilité avec le caisson lumineux That’s all, sur la perception des matériaux avec la série des vanités ou encore sur la dissimulation avec les camouflages comme avec les papiers peints) de manière à interroger aussi bien l’objet de notre regard que les modalités mêmes de ce dernier. Ses compositions à base de samples graphiques imposent de la sorte un temps d’arrêt dans le flux continu de représentations qui font notre quotidien.
La doxa contemporaine voudrait que les images parlent d’elles-mêmes. Bien que cela soit continuellement démenti par leur mode de diffusion, on se plaît aujourd’hui à les supposer autonomes. Sans cynisme aucun, Valérie Vaubourg prend ce discours dominant à son propre piège et aide à constater, plus qu’elle ne cherche
à le démontrer, que si les images parlent bel et bien, elles ne tiennent pas nécessairement le discours que l’on attend d’elles.
Cette démarche singulière, articulant travail plastique et méditation sémiotique, s’emploie à renouer le dialogue entre l’observateur, la représentation et sa signification. Elle invite de la sorte à une saine réflexion sur le statut de l’image quotidienne comme sur celui de la représentation artistique.
Johan Grzelczyk
 
Les raccommodages [Série 2020] - En période de confinement, la disponibilité des matériaux et l’accès à un atelier se font plus difficiles. L’artiste Valérie Vaubourg s’est ainsi tournée vers ce qu’elle avait sous la main, des verres à vin. Compagnons privilégiés, objets à briser ou matière à penser, les verres à vin et leurs formes variées sont des objets familiers et quotidiens. La fragilité de leur constitution, ou les accès de colère des scènes quotidiennes, en font des objets à la vie souvent courte. Ils sont artificiels, nés de la main de l’homme et distribués en grande quantité, mais ne semblent pas armés face au temps. Ils doivent être « raccommodés ».
Comme dans un cimetière des objets cassés, témoins des épisodes de vie de chacun, les verres à vin de Valérie Vaubourg font l’objet de « raccommodages » qui complètent, remettent en forme mais n’effacent pas la trace de la blessure. Ici les raccommodages semblent être faits avec de la dentelle qui leur donne un aspect encore plus vulnérable.
De façon poétique, les squelettes de feuilles viennent en effet délicatement panser les extrémités tranchantes du verre. L’aspect lourd, blessant et immuable du verre contraste avec la finesse et la légèreté de la feuille, déjà morte et en pleine décomposition. Le squelette de la feuille nous rend visible l’intérieur et la fragilité des tiges qui le supportent. A terme, seul le verre perdurera et sa rencontre avec cet élément naturel ne sera qu’un souvenir. La matière organique tend à réparer, consolider. A la manière de la chrysalide d’un papillon, la matière organique englobe, panse, pour créer la vie et la nouveauté.

Faire de l’art consiste pour moi à objectiver sa propre expérience du monde. L’art crée une sorte de commentaire que le spectateur reçoit en ses propres termes.
Welcome, trou de Mémoire, Mémories sont une sorte de commentaire, révélateur de situations existantes et de représentations courantes. Cela suppose que notre vision de la réalité, notre conception de la normalité, l’acceptation de la violence, sont constamment suscités et influencés par l’image et le langage. Welcome, Trou de Mémoire, Mémories jouent de l’ambivalence des juxtapositions et opérent un glissement sémantique. De l’image au mot, d’une symbolique à l’autre, le matériau et la technique ne sont pas anodins non plus. Fil de fer barbelé, voile de coton, poinçon, broderie...

Le cercle en barbelé de Trou de mémoire livre deux images, courantes, immédiatement identifiables. La couronne d’épine, instrument de la passion et le fil de fer barbelé, littéral, qu’on appelle aussi ''corde du diable'', ''écharde du souvenir'' ou ''frontière brûlante'' : outil agricole ingénieux devenu outil politique, symbole universel de l’oppression. La technique choisie, la broderie est un puissant vecteur de messages socio-politiques. Elle est, ici, le médium du langage. Rappelant au passage le rôle de la broderie dans l’éducation de la jeune fille.
 
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